Pourquoi il est Important de se Mettre à l’écoute de sa Colère ?

Pourquoi il est Important de se Mettre à l’écoute de sa Colère ?

Le courant de « spiritualité » actuelle aurait tendance à nous faire entendre et croire (une croyance de plus) que la colère, c’est pas beau, caca, burk… Que nous pouvons et devons aborder la vie avec joie, constamment. C’est vrai, qu’il est important de pouvoir développer de la gratitude, du calme, de la douceur et de la beauté envers la vie, nous mêmes et les autres afin d’être heureux. Mais tout comme ces qualités et émotions sont nécessaires, la colère et la tristesse ont aussi leur place et sont d’ailleurs primordial à l’expression et au véritable ressenti de l’une et de l’autre.

Une sorte d’équilibre, le blanc et le noir, le yin et le yang, le jour et la nuit, l’ombre et la lumière, tous ces éléments sont indissociables l’un de l’autre.

Il ne s’agit ici qu’un partage de pensées, je ne prétends pas détenir la vérité absolue, comme toujours, je vous livre ici et là , mon expérience, mon témoignage et mon vécu. La colère est une émotion étant restée ancrée en moi depuis longtemps. Une émotion que j’ai eu refoulée, si bien refoulée et tue, qu’elle s’est retournée contre moi, ma personne, mon estime de moi, ma confiance et jusqu’à atteindre mon corps physique, nodule à la thyroide, amenant à l’ablation totale de cette organe,  du très certainement à toutes ces choses non dites et gardées en moi.

Car oui pendant de très longues années, je m’étais persuadée et convaincue que je ne devais rien dire, tout garder pour moi, « être forte », me fermer pour me protéger et cela à créer énormément de tension et de nœud en moi , je me sentais très vulnérable. Puis j’ai eu aussi ma période je me voile la face, « je vais bien, tout va bien », jusqu’à ce que la vie, les événements et mon corps me rappel ce qui est toujours bel et bien présent en moi… Cachée mais pas disparue cette immense colère. Ce sentiment d’injustice et d’abandon qui me rongeait et rejaillit encore parfois dans ma vie quand des situations difficiles me ramène à cela.

Ce que je veux dire par là, c’est que nous sommes des êtres humains et que nous le voulions ou non, nous sommes faits d’émotions, et oui, elles sont bien toutes là et pour une bonne raison, la douceur tout autant que la colère. Si nous respectons et honorons l’une d’elle pourquoi devrais t-on rejeter l’autre ?

Le plus difficile est de surmonter sa peur. Car je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais lorsque l’on ne dit rien, on dérange forcément moins, on ne fait pas de bruit et l’on s’attire forcément moins les foudres de certaines personnes. Puis le jour où nous osons dire stop, c’est comme si tous les yeux se levaient sur nous :  » Mais que fait-elle ?  » ,  » Qu’est ce qui lui prend ? » et il faut alors se préparer et accepter le fait que nous puissions être jugés, moqués, rejetés.

Sans sombrer dans le statut de victime, il est important d’accueillir et d’exprimer sa colère, le plus justement possible bien entendu, car c’est aussi et avant tout se respecter, reconnaître qu’il y a ou qu’il y a eu un danger, une humiliation, quelque choses de profondément injuste et dont nous ne sommes pas responsables ou coupables.

Comme je vous l’ai dit, j’en ai moi-même fait l’expérience… J’ai eu perdu mon amour propre, j’ai massacré mon enfant intérieur, j’ai enfermée la petite Mélanie que j’étais, seule, dans une pièce noire où personne ne l’entendrait, ne la verrait, ne l’écouterait… J’ai refoulé cette colère me persuadant que c’est tout ce que je méritais et que si je l’exprimerais ce serait pire… Au fond j’avais peur pour elle, pour moi, je me suis sentie vulnérable si longtemps et cela m’arrive encore parfois. Je vivais constamment dans la peur et le contrôle de tout. Contrôler mes émotions pour me protéger, sourire pour cacher l’effroi en moi…

 

Bien que je l’ai déjà eu abordé avec vous en vous partageant mon histoire et le chemin parcouru, je me suis rendue compte il y a quelques jours de cela, que cette peur, cette colère, ce sentiment d’abandon, d’injustice et d’impuissance, ne m’avait malgré moi, pas encore totalement quitté…

Un événement particulier est venu tout remuer en moi comme un séisme. Je suis très sensible à la cause animale, à l’abandon, la maltraitance, de ceux qui ne peuvent parler et se défendre (cela n’est sans doute en rien anodin avec mon histoire). Bénévole au sein d’un refuge, il s’est passé et allait continuer de se produire des événements injustes et cruels pour tous ces animaux, heureusement grâce à la mobilisation de tous, notamment engendrée suite aux émotions de colère et tristesse, des euthanasies ont pu être évitées, stoppées de peu, au dernier moment. Des vies ont été sauvées.

Cette période fut très éprouvante et à fait rejaillir toutes ces émotions dont je pensais m’être libérée. Bien entendu , sans avoir vécu de traumatisme elles sont aussi tout à fait normales et importantes, la preuve d’ailleurs est qu’elles ont contribuées à sauvées 8 vies au total. Tout cela pour montrer que sans elles, si chacun avait fait abstraction, fermé les yeux, refoulé ces émotions et tout enfuit au fond de lui, ce sauvetage n’aurait jamais vu le jour.

On entend souvent dire qu’il ne faut pas lutter, ni se battre contre quelque chose car on l’entretient… Dans un sens cela est vrai , mais je pense et suis intimement convaincue, qu’il est aussi de notre devoir de nous battre pour ce qui nous parait JUSTE. A partir de quel moment considère dont une chose comme acceptable ? Quelles sont nos conditions ?  Nos limites ? Nos valeurs ? Cela diffère tellement d’une personne à l’autre. Mais une chose est sûre, si vous taisez en vous, votre colère, votre tristesse et ne vous exprimez pas pour ce qui est juste, il est fort probable que cela vous ronge et vienne perturber ce sentiment de quiétude que nous recherchons tous.

 

Serais je parfaitement heureuse si je ferme les yeux sur ce qui me fais du mal ?

Comment pourrais-je vivre en harmonie avec moi-même , si je ne pose pas mes limites et ne me respecte pas ?

Quel exemple je donne à mon enfant, si je ne défend pas mes valeurs et mes convictions, si je n’ose être moi-même ?

Comment ressentir le bonheur, si je m’interdit de ressentir et d’évoquer ma peine, ma tristesse, de pleurer, de crier, de faire savoir ce qui me touche ?

 

Vous serez pointez du doigt que vous soyez parfaitement heureux tout le temps, tout autant que si vous vous révoltez en permanence… Je le redis, tout est question d’équilibre, tout à sa place, tant que l’un n’empiète pas sur l’autre. Soyez prêts à être vous même, n’ayez pas peur de vos parts d’ombres, ce sont elles qui font briller la personne lumineuse que vous êtes.

Les trauma perturbent tout le monde mais peut-être que c’est le but. Peut-être que l’on doit être un peu amoché avant d’être à la hauteur.

Sans mon histoire, mes blessures, cette colère et cette tristesse, je n’aurais peut-être pas agi comme je l’ai fait. C’est aussi cette colère qui me rend meilleure et me donne envie d’œuvrer pour un monde plus juste. J’ai le droit et vous avez le droit vous aussi d’être en colère, d’exprimer cette émotion, de l’accueillir et la reconnaître afin de mieux l’apaiser et de vous ouvrir au bonheur.

En étant vous mêmes, vous attirerez à vous les personnes et les situations propice à votre bonheur. Propice à vivre la vie qui vous ressemble, votre vie et non pas celle des autres. Cela peut-être difficile ou inconfortable car peut nous éloigner d’un certain confort. Mais que préférez vous, une prison dorée ou la liberté d’être vous même et de vous libérer de vos chaines ?

Il est intéressant également de faire le lien avec les soins énergétiques que je propose et tout ce dont il est question concernant les émotions. Je ne vous recevrais jamais en rendez-vous en vous promettant que votre vie va devenir amour et bonheur permanent, que vous allez vivre sur un petit nuage rose éternellement et que tout sera confortable à la suite de ce soin. NON.

Lorsque l’on parle de nettoyages et harmonisations énergétiques, des choses peuvent remontrer, des blessures, des émotions comme la peur, la tristesse et la colère. Si tout cela remonte c’est tout simplement parce que c’est naturel et qu’elles ont besoin de voir le jour afin de vous permettre de vivre plus en harmonie avec vous même et les autres.

Ne blâmez pas les gens qui expriment leur colère, je l’ai fait moi-même pendant des années car c’est ce que j’appliquais pour moi, tellement dure avec moi-même, que je l’étais avec les autres… Le regard que vous portez sur vous est bien souvent identique à celui que vous portez sur les autres. La colère est normale et naturelle tant qu’elle est juste et vous apportera un sentiment de bien-être si vous prenez la peine réelle de vous penchez dessus et de savoir ce que cela réveille en vous.

Tout au long de notre vie, nous serons amenés à ressentir, colère, amour, tristesse, joie, haine, bonheur, empathie, animosité et c’est juste NORMAL. Tout est question d’équilibre. L’un à autant sa place que l’autre. Cessons de nous réprimander. Prenez soin de vous comme vous prendriez soin de votre enfant. Ne vous excusez pas de ressentir une émotion et ne vous interdisez encore moins de l’exprimer, c’est tout votre corps, votre cœur et votre âme qui vous parle.

Accueillez et soyez à l’écoute. Et quand cela est trop difficile alors n’ayez pas peur de demander de l’aide, d’accepter d’en recevoir et peut-être même que l’univers mettra tout ce dont vous avez besoin sur votre route. Tout comme il vous a confronter de nouveau à tout ce que vous vouliez garder enfuit au fond de vous…

Je me suis longtemps demandée pourquoi je me sentais agresser en permanence et pousser dans mes retranchements ou non respectée en tant que personne et dans mes valeurs, c’est tout simplement car je n’avais jamais posé mes limites, jamais exposé ma colère, jamais dévoiler mes blessures et ma part d’ombre. J’envoyais d’ailleurs plein de « lumière » pour la faire taire cette part d’ombre, pour que tout soit amour, mais si on ne laisse pas la place à l’ombre, la lumière n’a plus de sens et n’est plus vraiment ce qu’elle est… Je me faisais simplement violence à moi même et aux autres, car tout cet amour que je pensais envoyer, renvoyer, partager, n’en était pas vraiment…

Accepter sa part d’ombre, c’est reconnaître sa lumière.

Soyez lumineux, n’ayez pas peur de plonger dans les ténèbres. La lune et les étoiles n’ont jamais été aussi belles que dans l’obscurité la plus totale.

 

 

 


Write a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *